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                                                   L’Union Electrique dite : "La grande Vapeur"

        Voir le diaporama "La Grande Vapeur"

Dès 1888, la municipalité d’Oyonnax, soucieuse d’encourager le  développement industriel, concède à  La Compagnie Lyonnaise d’Electricité une concession pour la distribution  de l’énergie électrique.

L’Union Electrique, nouvelle société créée en 1895 à Morteau, souhaitant s’implanter également sur le territoire, adapte non seulement son offre commerciale aux besoins des artisans patrons Oyonnaxiens, mais propose  de reprendre et de développer, à plus grande échelle, le principe et mode de fonctionnement qu’un groupe d’industriels avait innové en 1865, dans l’Usine du Moteur Industriel . Cette usine mettait à disposition d’ouvriers piéçards indépendants, un lieu de travail et une énergie constante, la vapeur, leur permettant une production régulière sans investissement financier important tout en leur garantissant une indépendance de travail.

L’Union Electrique rachète à Gustave Convert, le site de Moteur Industriel en 1900 et confie à Auguste Chanard, architecte installé à Saint-Claude, la création et la réalisation d’une « Usine Modèle ». Cet édifice  est imaginé et conçu en tenant compte des besoins des ouvriers et des impératifs liés au travail de la première matière plastique, le Celluloïd.

Le bâtiment, à l’architecture tout à fait novatrice pour l’époque, en forme d’ailes ouvertes, comprend des espaces communs (les lavoirs de rinçage, les sanitaires, l’atelier de forge, …) et des espaces privés, les cabines, ateliers d’environ 9m2, loués à la quinzaine ou au mois. Ces 64 cabines, distribuées de part et d’autre d’un couloir central, sur chaque aile et sur deux niveaux, sont équipées d’un établi disposé devant de larges fenêtres, d’un axe de transmission et de poulies, fournissant l’énergie électrique et même d’un chauffage central. Les pièçards, locataires de la cabine, fournissent pour leur part  leurs machines et outillages personnels.

Outre le mode de fonctionnement de cette usine, les conditions de travail innovantes pour les ouvriers, la sécurité est  l’élément essentiel autour duquel Chanard a conçu son projet. Pour pallier les nombreux incendies lors du travail du Celluloïd et  ses conséquences dévastatrices, le bâtiment est réalisé en béton armé, brut de décoffrage. Chaque cabine est reliée à la toiture terrasse, énorme réserve d’eau, par un réseau de canalisations et de « becs de canards » permettant individuellement à chaque locataire, de noyer tout départ de feu  évitant tout risque de propagation au reste du bâtiment.

L’Union Electrique devenue après la seconde Guerre Mondiale propriété d’Electricité et Gaz de France, est rachetée par la Municipalité en1967 alors qu’une trentaine de cabines étaient toujours louées.

Souhaitant conserver et valoriser ce témoignage unique en région du patrimoine industriel, la municipalité d’Oyonnax obtient le classement de l’Union Electrique en 1987 au titre de Monument Historique. Depuis un programme ambitieux de restauration a été lancé afin que ce lieu devienne à terme, un témoin du passé,   une vitrine du présent et une fenêtre sur l’avenir de l’industrie des matières plastiques.

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